Un vent nouveau sur la relation bailleur locataire !

Etats des lieux bâclés, régime de colocation rigide, location meublée pas assez régulée, les professionnels veulent souffler un vent nouveau sur l’immobilier français…

L’immobilier vers un rafraîchissement nécessaire? En marge des réflexions du gouvernement sur le futur projet de loi «Logement et urbanisme», (qui vise en priorité la loi de 1989 sur les rapports locatifs, la loi de 1965 sur la gestion des copropriétés et celle de 1970 sur les conditions d’accès et d’exercice de la profession), la Fnaim et l’Unis, exposaient ce jeudi leurs propositions à intégrer au sein de ladite loi afin de modifier la situation des propriétaires et de

L’objectif des organisations professionnelles est assez simple: offrir de la transparence et des garanties aux bailleurs et aux locataires tout en donnant le sentiment que l’agent immobilier est compétent. Voici entre autres ce qui pourrait changer en France pour les locataires et les bailleurs.

Les honoraires de location. Tout travail mérite salaire et l’agent immobilier n’est pas un charlatan, est le message réaffirmé depuis des années par les professionnels face aux plaintes d’honoraires souvent trop élevées ou dont le montant ne serait pas justifié. «Bien souvent, un potentiel locataire entre dans une agence immobilière car sa négociation de gré-à-gré ou avec un marchand de listes s’est soldée par un échec», explique Jean-François Buet, président de la Fnaim. Dès lors, il se livre à une réelle prestation d’intermédiation entre le bailleur et le locataire, valant une rémunération précise, partagée par moitié entre les deux parties.

L’état des lieux. «C’est une étape importante, dont le futur loyer dépend souvent et qui par son statut est souvent mal faite et génère des conflits», affirme Jean-François Buet. Pour ce dernier, l’état des lieux doit être joint au contrat et être une étape payée par le bailleur et le locataire (encore un partage des frais). En un mot, officialiser l’état des lieux qui «nécessite un savoir-faire». Le dépôt de garantie doit être maintenu et être au minimum d’un mois.

Le cautionnement du locataire et la garantie des loyers impayés. Cette garantie de paiement est diverse et variée du fait des profils différents des candidats locataires et des bailleurs. Pour la sécurisation de la relation propriétaire-locataire, la Fnaim plaide pour un retour du cumul du cautionnement solidaire et de l’assurance loyers impayés, interdit actuellement par la loi.

Les locations meublées à usage de résidence principale. Le but est d’en finir notamment avec les locations à la petite semaine, quelques jours, par des structures qui n’en ont pas l’autorisation, notamment sur le web. Ces méthodes de location qui se développent à vitesse grand V et rencontrent un franc succès pourraient être contrecarrées par la régulation. Par ailleurs, un certificat d’habitabilité datant de moins de trois ans assurerait de la salubrité des locaux, explique la Fnaim.

La colocation en résidence principale. C’est un flou à éclaircir, celui du bail unique. Les professionnels veulent établir un système de baux distincts, plus malléable. Ce dernier correspondrait davantage à la colocation, notamment des jeunes, avec des départs et des arrivées qui ne correspondent pas à un bail de base meublé de trois ans avec dette indivisible.

Source: 20 Minutes

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